Rue de Lesterny, 28
6953 FORRIERES | Belgique

+32 (0)475 69 27 66​
phlefebvre@skynet.be

NASSONIA, UNE OCCASION MANQUÉE

En dehors de la chaleur de ses habitants, s’il y a une richesse que Nassogne (découvrez en plus sur Nassogne en cliquant ici) détient, c’est bien sa forêt. Or, malheureusement, la gestion de celle-ci est menacée par l’actuelle majorité communale qui envisage les trésors de notre nature uniquement sous un angle économique, comme on le faisait au temps passé, comme on l’exploitait il y a longtemps, sans prendre en compte l’avenir de notre trésor vert ! Cette majorité avec son bourgmestre aux méthodes moyenâgeuses sont en train de priver nos enfants de notre première richesse : la nature

PHILIPPE LEFÈBVRE (venez cliquer ici pour en apprendre plus sur lui), chef de groupe de la liste Ensemble (pour découvrir la liste, cliquez ici) et candidat Bourgmestre, le dénonce maintenant depuis des mois et il est loin d’être le seul ! L’une des preuves les plus flagrantes aura été la gestion chaotique, mensongère et malheureusement décevante pour toute notre commune du dossier NASSONIA

DES ARGUMENTS MAIS SURTOUT DES PERSPECTIVES POUR NASSOGNE

On le sait maintenant, le projet d’Éric Domb, fondateur de Pairi Daiza, ne verra pas le jour à Nassogne. Le Bourgmestre actuel et son collège ont préféré donner raison au lobby des chasseurs mercantiles, privilégiant les arrangements historiques entre amis, l’argent facile et une vision complètement archaïque de la gestion de notre nature et de nos forêts.

Et pourtant, le projet Nassonia avait de quoi séduire et disposait de réels avantages, non seulement pour tout Nassogne et sa région mais aussi pour la préservation d’une nature menacée.

Comme l’indiquait la note fondatrice du projet, celui-ci avait pour objectif (et il l’a toujours mais malheureusement situé ailleurs, plus exactement à la forêt de Saint-Michel Freyr, dans le massif forestier de Saint-Hubert) de développer une approche plus multifonctionnelle de la gestion forestière pour une forêt :

  • plus partagée en termes d’usages, d’utilisateurs et de bénéfices,
  • mieux connue et mieux comprise, y compris localement,
  • diversifiant les sources de revenus en diminuant la pression sur le fonctionnement intrinsèque de l’écosystème,
  • plus résiliente pour s’adapter aux changements globaux,
  • capitalisant sur les savoirs locaux mais anticipant les attentes du futur,
  • organisée de manière à maximiser les synergies entre les bénéfices attendus plutôt que minimiser les impacts d’usages intensif

Philippe LEFÈBVRE et le groupe Ensemble se sont dits favorables au projet dans le respect de chacun car ils croient aux formes d’audaces, de créativité et de vision génératrices de progrès pour Nassogne et toute notre région. A fortiori, si elles contribuent à des enjeux globaux.

Tout le projet était pensé en lien étroit avec le DNF (le Département de la Nature et des Forêts de Wallonie), avec les autorités communales, avec une foule d’associations et de personnes passionnées et proactives, pour arriver à 1500 hectares consacrés à une autre façon de considérer et de préserver la forêt (chasse, exploitation forestière, accueil du public, « sanctuarisation d’espaces », recherches scientifiques, collaborations interuniversitaires et citoyennes…). Nous serions arrivés au final à la plus grande forêt d’Europe occidentale consacrée de la sorte à la biodiversité. »

UNE PRISE DE CONSCIENCE MONDIALE

Au Canada, aux USA, en France et même en Belgique, le développement de zones réservées tant à l’étude qu’à un accueil soigné du public permet à des milliers de citoyens de participer à la connaissance et à la préservation de patrimoines naturels majeurs. Nous pouvons citer Yellowstone, Baie de Somme, Veluwe, Hautes Fagnes, Haute Campine… Ces lieux sont devenus de nouveaux enjeux tant économiques et sociaux, que scientifiques et environnementaux. Ils engendrent des retombées considérables (fiscalité, emploi, horeca) mais ils sont aussi vecteurs d’activités pédagogiques et d’éducation scientifique.

En Wallonie, on constate la reconstruction progressive de pôles ou écosystèmes de croissance à Eupen, Louvain-la-Neuve, Marche-en-Famenne, dans le Hainaut (à Brugelette notamment), autour de Liège ou de Namur.

Des plans Marshall successifs y ont contribué mais aussi de la détermination et la vision d’hommes et de femmes qui sont allés au bout de leur rêve.

L’actuelle majorité nous a malheureusement montré tout le contraire : personne ne nous a fait rêver, bien au contraire, ils nous ont offert un spectacle pitoyable de mensonges, de gestion à la petite semaine, d’affairisme débouchant sur un gâchis total…

OCCASION MANQUÉE SANS RÉEL DÉBAT

Afin de disposer d’estimations plus précises pour les prochaines décennies au niveau du territoire visé par le projet, l’actuel bourgmestre avait sollicité l’avis du Département Nature et Forêt (DNF). Cette étude avait été confiée à l’Université de Gembloux dont le rapport final comportait quarante pages.

Au conseil communal du 27 avril 2017, et bien que ce point ne figurait pas à l’ordre du jour, le Bourgmestre a justifié sa décision de rejeter le projet Nassonia sur base d’une étude de Gembloux ne comprenant que 17 pages (et dont la numérotation et les références sont absentes à partir de la 12ème page). Il est utile de rappeler que l’actuelle majorité s’était engagée dans un préaccord avec Éric Domb et sa fondation ! Cela donne une idée du sérieux apporté dans le traitement de ce genre de dossier et de la valeur de la parole donnée !

Interpellé par le Groupe Ensemble, le bourgmestre a prétendu mordicus n’avoir jamais eu connaissance du rapport de quarante pages. Ces propos ont été formellement contredits par l’auteur de l’étude lui-même!

Les amendements proposés par Ensemble n’ont même pas été retenus et le projet est parti ailleurs. Tout le monde y a perdu : notre forêt et son redéploiement urgent, la démocratie ainsi que la crédibilité d’une majorité et d’un bourgmestre agissant avec tout ce qu’il y a de plus dénonciable dans la « non gestion » publique…