Rue de Lesterny, 28
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FORRIÈRES, FILS AÎNÉ DE NASSOGNE !

Avec plus de 1200 habitants, Forrières (en wallon Forîre) est maintenant le plus important des villages de la commune belge de Nassogne (découvrez également Nassogne en cliquant ici) située en Région wallonne dans la Province de Luxembourg.

Commune à part entière avant la fusion de 1977, elle était inhérente au département de Sambre-et-Meuse et fut créée par la réunion des localités de Forrières et Lesterny, pour être transférée plus tard à la province de Luxembourg après 1839. Lesterny s’en détacha d’ailleurs en 1907 pour former une commune propre.

Située en partie sur la bande calcaire de la Calestienne, la localité est traversée par une rivière portant le nom pittoresque de la Lomme. Cette rivière longue de 46 km, affluent de la Lesse en rive droite qui fait donc partie du bassin versant de la Meuse, prend sa source sur le plateau de Saint-Hubert et plus précisément à Bras (commune de Libramont-Chevigny). Elle est alimentée par les ruisseaux de la Brandoye, du Ry de la Fosse ou Ry de Bonne Fosse et du Ry Veni ou Ry de Lesterny.

A LA LISIÈRE DE LA NATURE

Le nom de Forrières trouve son origine dans l’ancien français forriere qui désignait une lisière de champs ou de forêt.

Dès le néolithique, on peut trouver trace de présence humaine. Un document écrit en 1849 par l’archéologue marchois Jean-Baptiste Geubel atteste qu’on y trouvait encore à cette date six dolmens disposés en cercle et comptant dix-huit mégalithes. De nos jours, il ne reste malheureusement que six grosses pierres appelées «Pîres do diâle», «Cuvlées do diâle» ou « Les Pierres du Diable » Celles-ci reposent dans un pré au lieu-dit Inzomet.

Il semblerait que les autres mégalithes auraient été cassés, réduits en cailloux et utilisés pour empierrer une route proche.

A la toute fin du XIXe, des fouilles superficielles menées par les services des Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles ont livré 2 éclats de silex, des fragments d’os et quelques tessons, permettant ainsi d’étayer les vérifications faites par Geubel. Le site est actuellement classé par la Wallonie.

Un bond dans l’Histoire nous fait découvrir qu’en pleine période Carolingienne, en 746 exactement, une charte mentionne le mot Ferario, premier vocable connu de l’actuel Forrières.

Trois cents ans plus tard, au bas d’une charte éditée par Frédéric de Luxembourg (Duc de Basse Lotharingie) et relative au prieuré de Longlier, on trouve un certain et mystérieux signataire du nom de Waro de Foriers. Les choses se précisent !

FORRIÈRES, UNE HISTOIRE CHAHUTÉE

Suite au passage de Forrières et d’autres villages sous l’autorité de Wéry de Walcourt, une longue guerre de succession entre les Comtes de Luxembourg et les seigneurs de Rochefort éclata. Elle ne prit fin qu’à la signature du traité de 1317 entre le roi de Bohême et Jean de Rochefort confirmant ce dernier comme étant bien le possesseur des terres revendiquées.

A peine remis des ravages de cette guerre de succession, Forrières devra connaître encore une mortelle épidémie de peste en 1636. Les rescapés de cette épidémie firent d’ailleurs bâtir une chapelle à Saint Roch pour le remercier de la protection qu’il leur avait accordée. Le sort du village sera à nouveau marqué par la destruction et les méfaits successifs des troupes lorraines et du Grand Condé.

On peut raisonnablement situer la fin des grands tourments de l’histoire de Forrières dans le courant du XVIIIe siècle, époque où ses sols furent prospectés et qu’une société y trouva et y exploita même un petit temps une mine de fer au lieu-dit «sul plate».

LE XIXE, SIÈCLE DES CHANGEMENTS

Le XIXe siècle apportera deux grands changements qui auront des répercussions tant économiques que sociales. Le premier est la découverte et l’exploitation de carrières de pierres à chaux qui allaient non seulement permettre de construire des bâtiments plus solides mais aussi stimuler la construction de routes permettant l’exportation de la chaux et les déplacements vers les villages voisins.

Quasi au même moment, la situation basculera radicalement avec l’ouverture de la ligne de chemin de fer Namur-Jemelle-Arlon. Grâce à elle et au désenclavement qu’elle aura permis, beaucoup de Forriérois trouvèrent un emploi au sein de la société de chemin de fer, dans les ateliers de la poste et télégraphe ou encore dans les administrations et ministères, dont l’accès leur était dorénavant facilité.

ENSEMBLE POUR UN AVENIR

A l’exception de l’Institut médico pédagogique de la Province de Luxembourg, des écoles, de l’un ou l’autre petit commerce ou encore de quelques exploitations agricoles, le travail ne se trouve plus beaucoup sur place, à Forrières. Bon nombre de ses habitants sont devenus des navetteurs.

Et pourtant, la qualité de vie du village, la beauté de sa localisation ainsi que le développement d’un nouveau type de tourisme vert donnent beaucoup d’espoir à un futur harmonieux. De plus en plus de jeunes s’installent dans le village et des jolies petites têtes blondes apparaissent. Ce bilan démographique positif est encourageant pour l’avenir de la localité. Cet avenir, un Forriérois y croit dur comme fer : Philippe LEFÈBVRE (découvrez un peu plus cet homme engagé en cliquant ici), Conseiller Communal et chef de groupe est le candidat Bourgmestre et leader de la liste pluraliste ENSEMBLE (la liste complète se trouve en cliquant ici !)…